Wilgeforte, la Vierge Forte

Coucou à toi, Guerrièr•e du Quotidien et Bienvenue dans ce qui sera notre dernier épisode de l’Été !

Pour fêter ce dernier épisode, j’aimerai te parler de quelque chose d’extraordinaire. D’une sainte barbue…

A la fin du XIVe siècle, les croyants découvrent Saint Wilgeforte, aussi appelé La Vierge Forte (encore cette histoire de force), une martyre barbue qui fut honorée jusqu’au début du XXe siècle dans certains pays européens.

De cette sainte très tardive, on ne connaît ni le lieu exact du martyre, ni celui de son ensevelissement, et c’est à peine si l’on possède d’elle quelques reliques… C’est une sainte qui ne laisse personne indifférent, elle est toujours représentée crucifiée, et toujours pourvue d’une robe et d’une barbe.

Sa représentation est celle d’une femme à la tunique longue, à la poitrine très dessinée, et à la pilosité toujours soulignée. Ce caractère androgyne indisposaient beaucoup les clercs, qui ont notamment détruit la barbe d’une des statues de Wilgeforte.

Le culte de Wilgeforte s’est répandu surtout par les femmes. On disait d’elle qu’elle délivrait, libérait toutes celles qui faisaient appel à elle. Également invoquée par les femmes enceintes pour avoir une “bonne délivrance”. En Flandre, elle est connu sous le nom de Sainte Ontcommer “Sainte Délivrance”. Son culte était assez répandu également en Angleterre, dans le Sud-Ouest de la France, en Espagne et en Allemagne.

La légende racontait qu’elle était une princesse d’une grande beauté, converti au christianisme à l’insu de son père. Lequel la donna en mariage à un roi de Sicile. Seulement Wilgeforte avait fait voeu de chasteté, elle implora Dieu pour son aide, lequel lui donna la barbe. Le père horrifié et furieux par la traîtrise de sa fille, la fit crucifier.

Mais en réalité cette légende servait de camouflage pour ce qui semblait être la véritable histoire de Wilgeforte. Qui est en fait simplement un double féminin du Christ. Ce crucifix d’origine byzantine montrant un christ barbu, vêtu d’une tunique à longues manches serré à la taille, serait à l’origine de la création de Wilgeforte… Mais ça reste quand même une Sainte super cool !

Il n’y aura pas de suite à l’épisode. car nous arrivons au terme de notre série de l’Été… J’espère que cela t’aura plu, que tu auras appris des choses.

Sache que ce ne sont que des brèves et qu’il y a encore tellement de choses à apprendre sur l’histoire du Poil à travers les âges (et pas seulement du Poil d’ailleurs).

Je t’invite par conséquent à jeter un coup d’oeil à la Bibliographie 😀 !


NB : l’Histoire est une science en perpétuelle mouvement. Ce que je dis aujourd’hui peut être faux demain, car on est pas à l’abri de nouvelles découvertes – et que je n’ai pas lu aussi tous les ouvrages sur le sujet ^^. Pour en savoir plus, je te renvoie vers la sublime vidéo des “Revues du Monde” sur “Peut-on faire confiance à l’Histoire ?” : https://www.youtube.com/watch?v=mBmi5IWuKHg&feature=youtu.be&t=8m3s

NB2 : tout commentaire à caractère agressif, humiliants, et n’ayant pour vocation que la haine de l’autre, sera AUTOMATIQUEMENT supprimés. Merci à toi et amour sur toi !

Merci à toi d’avoir suivi cette série, et j’espère à bientôt pour un autre été… 2019 !


Bibliographie & Sources (pour votre plus grand plaisir !) :

  • Histoire du Poil de Marie-france Auzépi & Joël Cornette
  • Du Poil et de la Bête, Iconographie du Corps Sauvage en Occident à la fin du Moyen-Âge (XIIIe – XVe siècle) de Florent Pouvreau
  • Du Velu au Lisse : Histoire et Esthétique de l’épilation intime de Jean Da Silva
  • Un peu du site Womenology.fr aussi 😉

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