Tout commence avec Ishtar

Coucou à toi, Guerrièr•e du Quotidien et Bienvenue dans ta Série de l’Été !

 

Remontons ensemble du IIIe au Ie millénaire avant notre ère, en Mésopotamie et même dans la cité de la mythique Babylone.

 

A cette époque la pilosité (au sens élargi – avec les cheveux) et l’absence de pilosité distinguait le religieux du reste des habitants. Celui qui est imberbe est dit “pure” au sens “se rapprochant du Divin”. Mais pour le reste, la pilosité est extrêmement codifiée, car le poil (ou le cheveu) est porteur de messages, voire de prédictions.

 

Les textes sumériens et akkadiens démontrent l’usage de perruque rituelles, pour hommes et femmes de haut rang, mais également des significations liés à la forme, l’ondulation des poils et des cheveux. Par exemple, une femme aux cheveux trop frisés était appelée une “Kezertu” (littéralement une “frisée”), le prototype de la prostituée.

 

L’un des attributs dit “masculin” de cette époque est la barbe. Et cas échéant, si la barbe était présente chez une femme c’était plutôt mauvais présage… Comme nous pouvons le lire dans la série divinatoire tiré de la vie quotidienne “Shoumna Alou” : “Si dans une ville, il y a des femmes aux lèvres barbues, le pays connaîtra l’épreuve…”

 

Mais cette société entretenait de belles contradictions également… Ils pensaient déjà que le poil – et plus précisément la barbe – était signe de virilité et de force (nous reviendrons sur cette signification plus tard, qui se retrouve tout au long de l’histoire de la chrétienté également).

 

De fait, la Déesse Ishtar – déesse la plus vénérée de ce temps – était représentée ornée d’une barbe pour certaines occasions. Car le poil conférait, selon eux, un pouvoir magique de divination et d’interprétation. En Mésopotamie, qu’on le rase ou qu’on le laisse, le Poil est omniprésent…

 

La suite au prochain épisode 😉 !

 

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NB : l’Histoire est une science en perpétuel mouvement. Ce que je dis aujourd’hui peut être faux demain, car on est pas à l’abri de nouvelles découvertes – et que je n’ai pas lu aussi tout les ouvrages sur le sujet ^^. Pour en savoir plus, je te renvoie vers la sublime vidéo des “Revues du Monde” sur “Peut-on faire confiance à l’Histoire ?” : https://www.youtube.com/watch?v=mBmi5IWuKHg&feature=youtu.be&t=8m3s

 

NB2 : tout commentaire à caractère agressif, humiliants, et n’ayant pour vocation que la haine de l’autre, sera AUTOMATIQUEMENT supprimés. Merci à toi et amour sur toi !

 

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Bibliographie & Sources (pour votre plus grand plaisir !) :

  • Histoire du Poil de Marie-france Auzépi & Joël Cornette
  • Du Poil et de la Bête, Iconographie du Corps Sauvage en Occident à la fin du Moyen-Âge (XIIIe – XVe siècle) de Florent Pouvreau
  • Du Velu au Lisse : Histoire et Esthétique de l’épilation intime de Jean Da Silva
  • Un peu du site Womenology.fr aussi 😉

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