Aime-toi toi-même, rien de trop

[podcast en ligne ici : https://youtu.be/oXGIAfjmRlU ]

As-tu remarqué que l’on passe plus de temps à regarder les autres qu’à se regarder soi-même ?

Quand on regarde l’autre par rapport à soi on est dans la comparaison, l’autre est cet impossible que l’on veut atteindre, cette idée et envie d’une meilleure image de soi.

“Quand j’aurais ses jambes” “J’aimerai avoir son grain de peau” “oh ses cheveux, comme je voudrais avoir les mêmes”.

 

Et sans même s’en rendre compte on s’accorde pour dire qu’on est moins. Ou qu’on a trop.

On autorise le monde autour de soi à voir qu’on est en recherche de ce petit quelque chose qui nous manque.

 

Depuis petite, on m’apprend que se regarder soi, montrer ses choses qui sont belles chez moi c’est faire preuve de “narcissisme”. Qu’il faut mesurer ses propres compliments pour “éviter de prendre la grosse tête”. Accepter les compliments des autres avec des merci et des “mais non tu exagères !”, cette pudeur toujours mise en avant, car le risque c’est qu’on vienne te dire que tu en fais trop.

 

Tu en fais trop.

Tu n’es pas assez.

 

“Connais-toi toi-même, rien de trop”. C’est l’adage gravé sur le Temple d’Apollon à Delphes en Grèce.

Beaucoup d’entre nous se souviennent surtout de la première : “Connais-toi toi-même”.
Personne ne parle jamais de “rien de trop”.

Réflexion apportée dans le dernier livre de Laurent Gounelle “Et tu trouveras le trésor qui dort en toi”. [disponible ici : https://amzn.to/2HCcMDx ]

 

J’aimerai qu’on aille plus loin ensemble. Que pourrait dire ce “rien de trop” pour mon corps et le tien ?

Qu’il faut se regarder soi. S’apprivoiser. S’admirer. Se retrouver juste soi vers soi.

 

Et du coup je me demande : quand as-tu pris le temps, vraiment le temps, de juste te regarder dans un miroir ?

 

On est entre nous, je ne te jetterai pas la pierre – moi-même je ne le faisais pas – c’était quelque chose d’un peu sale, fait en coup de vent, au moment de se brosser les cheveux et les dents. Mais jamais plus. Il ne faudrait pas se noyer dans son reflet, ça en a tué quelques uns (Narcisse* Bip Up à toi !).

Je me demandais : pourquoi s’attarder sur cette image qu’on aime pas ? Il n’a rien à m’apprendre de ce corps. Je l’ai depuis ma naissance, j’ai grandi avec, je me sens enfermée par lui, il est ma limite, mon fardeau. Ce que je veux de lui je dois l’obtenir dans la souffrance et c’est ça qu’on m’a appris. Qu’il faut souffrir pour être beau•belle.

 

Seulement “rien de trop”. Il ne lui manque rien. Tu es parfait•e dans ta singularité, dans TA beauté.

 

Ce mot “parfait” fait peur n’est-ce pas ? “Ne me dis pas que je suis parfait•e. Je ne suis pas parfait•e”.

Pourtant même ce que tu considères comme des défauts, même ces autres qui disent que c’est un handicap. C’est ce qui te rend parfait•e, ce qui te donne cette force ! Tu n’aurais – et c’est sûr – pas eu ce même cheminement, ce même courage, cette beauté si tu avais été cet•te autre. Cela aurait été différent, ni mieux ni moins bien.

 

Je répondais à une question d’un ancien commentaire à propos du SOPK [pour comprendre le SOPK : https://wp.me/p6vkUO-hX ] qui disait “mais il m’empêche d’être une femme”.

Très longtemps j’ai été dans ce rapport de force avec le Syndrome, il m’empêchait d’être le schéma “féminin” présenté partout (dans les médias, les publicités, le travail, par les proches…). On ne peut QUE se combattre soi-même quand on ne trouve pas d’exemple, rien ni personne à qui s’accrocher car il n’y a pas de représentation de nous.

Et quand pour la seconde fois on m’a demandé “pourquoi le SOPK vole la féminité ?” j’ai finalement compris que l’ennemi ce n’était pas la maladie. L’ennemi c’était moi.

 

L’ennemi c’est moi quand je ne préfère pas vraiment me regarder parce que j’ai honte.

L’ennemi c’est moi quand je réponds à un compliment sur mon physique par un “tu exagères, je ne trouve pas…”

L’ennemi c’est moi quand j’accepte ne pas m’habiller d’une certaine manière car mon corps est trop ou pas assez.

L’ennemi c’est moi quand je ne le défends parce que j’autorise cette haine, que j’ai nourri, être vu par les autres et qu’ils s’en nourrissent contre moi.

 

L’ennemi de ton corps, c’est toi.

 

J’aurai pu écrire cet article en te disant “tu sais, peu importe la personne que tu trouveras belle, et que tu voudras être ; elle aussi a autant de complexes que toi”. Beaucoup te l’ont déjà dit. On ne parle pas de l’autre. On parle de toi. On parle de ton corps.

 

Et ce que tu penses de lui, si c’est dans l’amour, alors vous pourrez aller main dans la main vers vos plus beaux objectifs <3

 

PS : sache que celui•celle qui voudra te blesser sur ton physique, saura qu’iel le peut si tu nourris cette haine de toi-même. Mais toi aussi tu pourras voir sa propre haine envers elle•lui-même. Car celui•celle qui critique souffre autant que toi.

 

Avec tout mon amour <3

 

[NB :  tout commentaire haineux, à caractère agressif, ainsi que tout commentaire souhaitant m’aider pour faire disparaître ce que j’ai/je suis seront automatiquement supprimés.]

Laisser un commentaire